L’influence des réseaux sociaux sur les enfants et adolescents

 » Les jeunes d’aujourd’hui, nommés les enfants de la génération K (petit clin d’œil à Katniss Everdeen de Hunger Games) de par son désir de rébellion. La caractéristique principale de cette génération est qu’elle est sans cesse connectée, toujours sur les réseaux sociaux à poster, commenter, naviguer. Ils sont nés avec ces plateformes. Ces dernières leur servent à communiquer, à garder et créer des liens, à échanger, à s’informer. Mais elles ont aussi une très mauvaise influence. C’est cet aspect des réseaux et de la jeunesse qui va être développé tout au long de cet article. « 

Au niveau des adultes.

Les adultes utilisent eux aussi les réseaux sociaux, mais pas de la même manière que les adolescents et plus jeunes. Pour eux, les principales utilités de ces réseaux sont les suivantes :

  • Ils communiquent avec leurs anciens amis d’écoles, de boulot ou parties à l’étranger
  • Ils suivent des pages et des personnes pour laquelle ou pour qui ils ont de l’intérêt
  • Ils partagent des photos de leur moment en famille, de leurs enfants ou d’eux-mêmes

Et tout cela, sur n’importe quel réseau sur lesquels ils sont présents (Facebook, Instagram, Twitter…). Toutefois, ils sont très présents sur LinkedIn, ce qui est compréhensible sachant que c’est un réseau professionnel.

Aux yeux des personnes adultes, les réseaux sociaux sont plus des plateformes de partages et de communication que des plateformes qui prônent le culte de l’ego. Ces adultes en question se trouvent dans une plage entre 35 à 50 ans. Il y a cependant des exceptions, des personnes qui n’utilisent pas les réseaux ou d’autres qui l’utilisent bien trop. Il faut de tout pour faire un monde comme on dit, mais dans cet article je vais essayer de parler de manière générale.

On peut donc bien voir que les adultes n’ont pas les réseaux sociaux comme première préoccupation dans leur vie. En y regardant un peu mieux, c’est tout à fait logique, ils ont bien d’autres choses à gérer pour perdre leur temps à essayer de faire le buzz sur internet. Même si cela reste toujours appréciable d’être reconnu, ils ne passent pas leur temps à tout faire pour l’être.

Il est important de mentionner que certains adultes sont tout autant pris dans la boucle de popularité virtuelle, au point de devenir ridicule. Certains se voient gagner une popularité grâce à leur marque de cosmétique, d’autres pour leurs conseils sportifs ou encore d’autres pour leurs dessins, mais ce n’est pas une mauvaise manière d’être connecté et popularisé. Dans cette optique-là, on garde la notion de partage. Cependant, il existe aussi certaines personnes qui passent leur temps à se prendre en selfie et à les poster, par preuve de narcissisme.

Au niveau des jeunes.

Si l’on passait une journée entière à analyser le comportement d’un jeune de 15-16 ans, on pourrait vite se rendre compte qu’il passe plus de 80% de son temps libre sur son téléphone.

La question reste, que peuvent-ils bien faire ? Eh bien la réponse est simple, ils jouent à des jeux, naviguent sur internet, sur les réseaux sociaux, ils prennent des photos qu’ils publient en story sur Snapchat, toutes sortes de photos, même leurs pieds en indiquant « Attendre le bus… Pff ». Cela pour souligner le fait que le jeune de 2017 est sans arrêt connecté.

Des points négatifs ?

Il y en a beaucoup. De par leur intérêt plus que prononcé pour toutes ces plateformes (autant jeux que réseaux), ils manquent beaucoup de choses. Ils ne regardent plus autour d’eux, ils ne savent plus apprécier les bonnes choses de la vie, les choses qui ne se passent qu’en dehors du monde virtuel.

Prenons l’exemple d’un trajet en train : les jeunes passagers seront sur leur téléphone à jouer à des jeux en écoutant de la musique tout en parlant par message à leurs amis. Si un dragon passait dans le ciel, les seules personnes à le voir seraient les personnes attentives, celles qui ne sont pas aspirées par leur portable et son contenu. Ces personnes sont les personnes adultes et âgées ou d’une 20e d’années. C’est bien sûr, une généralité. Je n’exclus pas du tout qu’il y ait beaucoup d’exception. Il y a très bien des adultes qui passent beaucoup de temps sur leur téléphone, en particulier ceux qui les utilisent comme outil de travail.

Pour résumer avec une phrase un peu plus philosophique, les jeunes d’aujourd’hui se rendent aveugles et sourds dus à leur passion pour la technologie.

L’influence ou un combat pour son image ?

La plus grosse et mauvaise influence qu’apportent les réseaux sociaux est surtout l’image projetée de la femme et de l’homme. De par l’ego présent à 1000% sur chacune des plateformes sociales du monde, les gens aiment se mettre en avant. Il suffit de chercher un peu et c’est plus que flagrant. Les femmes doivent à tout prix être les plus belles et les hommes doivent à tout prix être les plus beaux.

Analysons un peu l’image de la femme sur les réseaux :

  • Maquillée plus que jamais (fond de teint, contouring, mascara, eye-liner, far à paupière, rouge à lèvres, highlight)
  • Habillée à la perfection (fesses bien mises en valeur, de même pour les seins, le ventre toujours ou souvent à l’air)
  • Corps de rêve, la femme se doit d’être mince.

Et maintenant, comparons avec les normes d’il y a 10 ans :

  • Règle d’or en matière de maquillage, si beaucoup sur les yeux, presque rien sur les lèvres et vice-versa
  • Habits classes, parfois un peu dénudé, mais toujours convenable, aucun mauvais exemple pour les plus jeunes
  • Les formes étaient très bien vues, même très appréciées
  • Filtre Snapchat à foison

Au niveau de l’homme, il y a aussi des normes très importantes à respecter si l’on veut avoir une chance de faire le buzz sur les réseaux :

  • Coupe de cheveux parfaitement réalisée
  • Habits classes, moulant, pas un pli sur la chemise ou sur le pantalon
  • Parfois mettent même du fond de teint et se rasent même les jambes (ou le torse)
  • Nombre de selfies supérieurs la taille de la circonférence de la planète

On se rend donc vite compte que l’image est d’une importance cruciale dans le monde d’aujourd’hui. L’image que l’on a sur les réseaux peut nous permettre de devenir connus, reconnus et, comme cette notion de popularité est très en vogue depuis quelques années, les jeunes ayant été lancés dans la technologie depuis leur plus jeune âge chercheront indéniablement à aller sur cette voie. C’est presque devenu un standard.

En quoi une influence ?

Pour les jeunes d’aujourd’hui, il est très important d’être bien vus par les personnes de leur âge.  On peut donc résumer cette influence par l’envie d’imiter, l’envie d’être, de ressembler. Les jeunes filles et jeunes garçons d’aujourd’hui ne veulent plus avoir leur propre personnalité, mais entrer dans un moule par souci d’intégrité. Ils ne veulent pas sortir du moule, car cela serait synonyme d’exclusion à leurs yeux. Le plus gros problème de cette influence est le narcissisme. Les jeunes développent une telle estime d’eux-mêmes qu’ils perdent toutes notions de personnalité, de sagesse et de partage. Les réseaux ne sont plus des plateformes de partage, mais plutôt de mise en avant de soi-même, des plateformes de partage d’ego.

Un détail qu’il ne faut pas oublier, qui n’est pas tant un détail que ça, est la vitesse à laquelle les jeunes d’aujourd’hui grandissent. Les personnes ayant la 20e à ce jour devenaient plus vite matures que ceux qui les avaient précédés et cela continue de génération en génération. L’enfant est forcé de grandir sous peine de se retrouver dans une société à laquelle il ne comprendrait absolument rien. Les parents donnent donc des téléphones à leurs enfants plus rapidement, ne contrôlent pas assez ce qu’ils en font et les influences qu’ils voient. Ils ne sont parfois pas assez attentifs au changement de leur fils ou fille et ne voient pas forcément les faits. De plus, les enfants/jeunes ont toujours été très doués pour cacher des choses à leurs parents. Cette notion amène donc la question suivante.

Les autres influences.

Il y en a oui. Parlons un peu des challenges. Le Ice Bucket Challenge, le Blue Whale Challenge, le Cinnamon Challenge ou encore le Salt & Ice challenge. Ce sont des défis qui peuvent se révéler très dangereux, et il n’y a en a pas que trois, la liste est terriblement longue. On en a vu passer des 10e et des 10e depuis leur première apparition. Pour souligner la gravité de certains de ces challenges, des personnes sont mortes suite à certains d’eux. Exemple concret, le Blue Whale Challenge. Son but est de rendre son participant dépressif et de finir par le pousser au suicide.

Certains challenges peuvent être très drôles à réaliser, mais il faut savoir peser l’information, ne pas faire n’importe quoi inconsciemment. Se jeter dans le lac en été pour se voir offrir un menu McDonald passe encore, mais avaler une cuillère de cannelle, tout le monde sait que c’est super dangereux et qu’il y a des risques (plus que présents) de s’étouffer. C’est bien à ce niveau que les parents devraient mieux contrôler l’activité de leur enfant sur les réseaux, pour les éviter de faire des choses pareilles, comme le Blue Whale challenge qui est la pire des vermines en matière de défi. Développons : Le Blue Whale challenge consiste à donner 50 défis à une personne qui devra en réaliser un par jour (comme : se frapper, se scarifier, monter sur une grue, regarder des vidéos lugubres, ne plus parler…) dont l’ultime épreuve est de se donner la mort. La personne réalisant le challenge se sera tellement conditionnée à être suicidaire (de par l’écoute de musique triste, de scarification, de mise à l’écart volontaire) qu’il se sentira de le faire, et c’est ce qui est arrivé à beaucoup de jeunes, dont une jeune fille du nom de Irina Kambaline.

Qu’en pensent les parents ?

Pour la plupart, ils ne se rendent même pas compte de tout cela. Ils ne sont pas assez actifs sur les réseaux pour découvrir une photo de leur fille presque nue arborant une magnifique duck face, et ils ne peuvent pas la suivre tous les jours de sa vie pour voir comment elle se comporte avec ses amis et ce qu’elle fait durant son absence.

Il est aussi important de mentionner que les réseaux sociaux ne sont pas les plateformes du diable, ils peuvent être très utiles quand on en fait bon usage. L’idée serait de garder un contrôle sur les activités de ses enfants, principalement au niveau des réseaux sociaux (en tout cas aux jeunes ayant moins de 15 ans, car cela commence tôt. Certaines fillettes de 12 ans commencent déjà à se comporter comme des femmes de 25 ans, avec toute la panoplie).

Finalement.

Pour conclure, j’aimerai souligner que je ne pense pas que les jeunes d’aujourd’hui soient plus bêtes que les précédents. Les réseaux ne sont juste vraiment pas bons pour leur éducation. De par le temps qu’ils perdent sur internet, ils perdent l’envie et la motivation d’apprendre et sont aussi automatiquement déconcentrés, font donc des moins bons résultats scolaires, ce qui entraîne toutes sortes de problèmes. Ils donnent plus d’intérêt au monde virtuel, social et informatique qu’au reste. On peut presque dire que leur vraie vie se passe sur les réseaux, enfin la vie qu’ils veulent, la vie qu’ils veulent avoir. Exposer toute sa vie sur les réseaux est aussi une manière de vivre, mais pas la bonne.

Il est aussi important de mentionner que plus tôt le jeune aura accès aux réseaux, plus vite il sera influencé. C’est la raison pour laquelle il est possible de croiser une fille de 12 ans calquant son physique sur un de ces pseudo sex-symbols comme Kylie Jenner ou Kim Kardashian juste parce que c’est devenu « normal », et n’oublions pas qu’il n’y a pas si longtemps, la femme était bien plus respectée que maintenant, alors qu’elle était législativement en dessous de l’homme. On peut donc conclure en disant que c’est la société qui entraîne tout cela, ce culte de l’ego, cette adoration du physique (et par physique, j’entends tout ce qui est, tout ce qu’on peut voir). L’humain oublie ses racines et la conscience s’évapore petit à petit pour laisser place à une génération d’adorateurs de l’apparence physique.

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